1. Le commencement...

1. Le commencement...
Il s'appelle Idalgo.
Je m'appelle Claire.

Il a 13ans.
J'ai 17ans.


Idalgo :
Petit lusitanien gris ayant passé sa jeunesse dans le sud de l'Espagne entre les corridas et la reproduction... Arrivé en France à l'age de 10ans, il fut castré car acheté par un centre équestre. Il a gardé malgré tout son caractère d'étalon. Le jour où il est arrivé au club, j'ai su qu'il se passerai quelque chose... Nous avons accrochés tous les deux, et avons partagés 3ans de notre vie ensemble. Plusieurs fois par semaine, je m'en occupais et le montais. Il n'était pas apprécié par les autres cavaliers à cause de son fort caractère et sa tendance à mordre... Puis, pour diverse raisons, j'ai du quitter ce centre équestre et mes parents m'ont offert un cheval. Evidement, j'aurais voulu que ça soit toi, Idalgo, que l'on achète. Mais tu étais trop cher et mes parents voulaient m'offrir un jeune cheval bien dans sa tête, pas comme toi... J'ai donc eu ma Loana avec qui je suis très heureuse à ce jour. La séparation a été dure, et Dieu sait que j'ai vidé des larmes pour toi...


Et puis, il y a eu la suite...


# Posté le lundi 01 décembre 2008 14:40

2. La suite...

Après l'achat de Loana, je suis retourné de temps à autre voir Idalgo. Puis, il y eut un blanc de plusieurs mois...

Un beau jour, j'ai demandé à ma mère de me conduire au club pour rendre visite à Ida. Elle a naturellement accepté. Arrivée au club, je tombe sur le palefrenier. Lorsque je lui ai annoncé l'objet de ma visite, je l'ai vu changer de couleur. Il m'a prévenu que je risquais d'être choquée et a simplement ajouté : "Il a beaucoup changé..." Ma mère m'a attendu à la voiture, et le palefrenier m'a conduit jusqu'au champs à Idalgo. Un pré caché des yeux de tous, au fin fond d'un chemin boueux. Et il était là, immobile. Je ne l'ai pas reconnu, je ne l'aurais pas reconnu si personne ne m'avait dit : "Voilà, c'est lui, c'est Idalgo, le beau et majestueux Idalgo..."

Un cheval blanc caché derrière toute la boue et les tâches qui masquaient sont poil. Plus un seul poil de crinière (ni de toupet). Le regard vide et non expressif comme il l'a été auparavant... Seul, sur son petit tat de boue, sans même un peu de foin. Maigre, tordu, sans muscle, le poil abimé... J'ai appris qu'il avait subit une grave dermite, certainement mal soignée j'imagine...


Une déchirure au fond de moi...


: "Il est à vendre."
J'ai laissé mon numéro pour savoir son prix... Puis, ma mère et moi sommes reparties en voiture. J'ai fondu en larmes...

# Posté le lundi 01 décembre 2008 15:01

3. La négociation.

Dans la voiture, après avoir craqué, j'ai expliquer à ma mère l'état dans lequel se trouvait Ida. Elle a trouvé ça révoltant. Tout ça parce que l'association qui a prit en location le club n'avait pas l'utilité de ce cheval, le propriétaire du centre a préféré le laissé pourrir dans un champs en attendant de s'en débarrasser... J'ai immédiatement songé à l'idée de l'acheter pour le sauver de cette merde. Ce cheval m'a tout donné durant 3ans, il me semblait être de mon devoir de lui rendre la pareille...

A la maison ont débuter les grandes négociations...

La réponse de mon père a été : "C'est hors de question!!!" J'ai malgré tout attendu l'appel du propriétaire pour connaitre le prix : 2300¤. Etant une ancienne cliente et sachant que j'étais attachée à ce cheval, il a accepté de descendre à 2000 immédiatement... Le conflit s'est poursuivi à la maison. Ma mère de mon côté, tentant de convaincre mon père qui restait malgré tout sur ses positions. Une semaine s'est écoulée. Il y eut un nouvel appel du propriétaire qui s'inquiétait de ne pas avoir de nouvelles. Ma mère réussit à baisser le prix du cheval à 1500¤ en appuyant un peu sur l'état actuel d'Idalgo. Vu qu'il me semblait impossible de convaincre mon père, j'ai commencé à en parler autour de moi, à mes connaissances, à écrire des articles sur les forum pour trouver un propriétaire attentionné qui aurait le courage de sortir Ida de là... Mais en vain.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 10:44

4. La seconde visite

4. La seconde visite
Une autre semaine s'écoula, et l'ambiance à la maison devint de pire en pire... Je voulais absolument que mon père voit l'état du cheval pour qu'il sache à quoi il disait non. On ne peut pas refuser de sauver un animal si l'on ne l'a pas vu de ses propres yeux. Ma mère m'a déconseillé cette idée qui, selon elle, ne ferait qu'empirer les choses. Je lui ai donc demander de m'accompagner, car elle non plus n'était pas allé jusqu'au champs la fois d'avant. Elle fut d'accord, elle voulait savoir la raison de mon combat.... (d'autant qu'elle connaissait bien ce cheval pour m'avoir vu m'en occuper au club durant ces 3 années.) En milieu d'après-midi, nous sommes donc parties toutes les deux, appareil photo en poche, pour voir Idalgo. Un coup de chance, il n'y avait personne au club si ce n'est une ou deux propriétaire en train de brosser leur cheval...

Après le parcours chaotique à pied dans les chemins impraticables, nous sommes enfin arrivé au champs où se trouvait Idalgo...



LE CHOC



J'ai dit : "Voilà, il est là, c'est lui..." Ma mère a poussé un petit gémissement, d'une petite voix m'a répondu : "Non.... Ce n'est pas possible...'" Et a fondu en larme... (et moi aussi...) Nous nous sommes approcher de la barrière, les bras dans l'une de l'autre. Il était identique à la fois précédente... Dans le champs juste en face, un autre cheval à vendre, qui ne sert plus à rien non plus. Il a un tat de foin bien remplie, Idalgo n'a rien... Nous lui avons apporter les quelques poignées pas trop mouillées que l'on pouvait prendre dans le foin de son voisin. Il n'en revenait pas, a examiné goulument cette petite pincée de foin mouillée avant de la manger sans faire d'histoire. C'était ce genre de foin que ma jument et mon ânesse aurait refusé de toucher et m'auraient regardé l'air de dire : "Héé maman, tu te fous de ma gueule là??!" Idalgo, lui, m'a remercié... Après avoir séché nos larmes, je suis rentrée dans le champs pour lui donner quelques friandises qu'il a su apprécier. Ma mère à prit les photos... Durant tout ce laps de temps, ma mère n'a cessé de répéter : "On l'achète, on ne peut pas le laisser là, nous ne sommes pas des monstres, tant pis si ton père n'est pas d'accord."

Après ce moment prenant, nous sommes reparties toutes les deux, promettant à Ida que nous ferions tout pour le sortir de là.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 12:46

4. (suite)

4. (suite)
Une autre photo d'Idalgo, le jour de notre seconde visite...

# Posté le mardi 02 décembre 2008 12:51